Christophe Mourthé
Le maître des lumières interdites

Christophe Mourthé est un photographe et réalisateur français né le 29 avril 1959 à Bordeaux. Figure singulière de la photographie glamour, fétichiste et théâtrale, il a construit depuis plus de quatre décennies une œuvre immédiatement reconnaissable, à la croisée du cinéma, du théâtre, de l’érotisme, de la mode et de la mise en scène.
Souvent rapproché de l’héritage d’Helmut Newton et de Guy Bourdin, Christophe Mourthé s’impose comme l’un des grands regards français ayant donné au fétichisme une véritable dimension artistique. Chez lui, le cuir, le latex, la dentelle, les corsets, les gants, les talons aiguilles ou les chaînes ne sont jamais de simples accessoires. Ils deviennent des signes, des prolongements du corps, des symboles de pouvoir, de mystère et de sensualité.
Son univers ne cherche pas la provocation gratuite. Il transforme le désir en langage visuel, l’érotisme en dramaturgie, la féminité en apparition souveraine. Christophe Mourthé ne photographie pas seulement des femmes : il compose des icônes, il orchestre des présences, il sculpte la lumière autour d’elles comme un décor vivant.
Biographie
Les origines : théâtre, image et lumière
Fils du réalisateur et écrivain Claude Mourthé, Christophe Mourthé grandit dans un environnement nourri d’art, de littérature, de cinéma et de décors. Très jeune, il est fasciné par la scène, les coulisses, les lumières de théâtre et l’univers du music-hall. À dix-neuf ans, il photographie déjà les coulisses du spectacle vivant, attiré par ce monde où chaque geste, chaque costume, chaque faisceau lumineux participe à la construction d’un récit.
Cette première formation par la scène marque profondément son regard. Les grands metteurs en scène et cinéastes visionnaires — Franco Zeffirelli, Peter Brook, Federico Fellini, Giorgio Strehler ou Dario Fo — nourrissent son imaginaire. De cette culture théâtrale, il conserve le goût du cadre, de la tension dramatique, de la composition et de l’apparition.
Chez Christophe Mourthé, une photographie n’est jamais un simple instant capturé. C’est une scène. Un fragment de film. Un tableau vivant. Chaque image semble pensée comme une séquence suspendue, où la lumière dirige le regard, où le corps devient personnage, où l’atmosphère raconte autant que le sujet.
Son rapport à la lumière s’inscrit aussi dans une tradition française du portrait et du studio. On retrouve dans son travail une filiation avec l’élégance dramatique de Raymond Voinquel et l’esprit des grands éclairages du studio Harcourt. Mais Christophe Mourthé détourne cet héritage vers un territoire plus nocturne, plus sensuel, plus transgressif. Ce n’est pas seulement un objectif qu’il porte : c’est un projecteur.
Le Palace : naissance d’un regard nocturne

À la fin des années 1970 et au début des années 1980, Christophe Mourthé s’imprègne de l’esprit du Palace, le mythique théâtre-club parisien créé par Fabrice Emaer. Entre 1978 et 1983, ce lieu devient l’un des grands laboratoires de la nuit parisienne, un espace où se croisent mode, musique, art, cinéma, extravagance, liberté et transgression. Il en devient l’un des piliers noctambules.
Le Palace n’est pas seulement un décor. C’est une école du regard. On y apprend que l’apparence peut devenir manifeste, que le style peut être une arme, que la nuit peut produire ses propres mythologies. Christophe Mourthé appartient à cette génération d’artistes pour qui la vie elle-même peut devenir une œuvre d’art.
Dans cette constellation nocturne gravitent créateurs, photographes, couturiers, performers et figures devenues emblématiques : Christian Louboutin, Karl Lagerfeld, Yves Saint Laurent, Pierre et Gilles, Chantal Thomass et tant d’autres. Christophe Mourthé y trouve un territoire idéal pour affirmer sa vision : une photographie où la femme devient personnage, où la lumière devient décor, où le désir s’habille de théâtre.
C’est dans cette atmosphère que se forge sa signature : un mélange de classicisme cinématographique, de glamour baroque et d’insolence visuelle. Christophe Mourthé ne suit pas les tendances. Il les devance. Avant que la publicité et la haute couture ne s’emparent massivement des codes fétichistes, il en explore déjà la puissance graphique, symbolique et émotionnelle.
Les années 1980 : glamour, fétichisme et image culte

Dans les années 1980, Christophe Mourthé impose progressivement son nom et son style. Il fait entrer le glamour, l’érotisme et le fétichisme dans une lumière nouvelle : plus raffinée, plus construite, plus théâtrale. Ses images célèbrent une féminité forte, mystérieuse, souveraine, parfois dangereuse, toujours magnifiée.
Sa photographie repose sur une tension permanente entre ombre et éclat. Il sculpte les corps avec des lumières franches, des contrastes profonds, des décors feutrés, des matières brillantes ou opaques. Le cuir, le latex, la peau, la dentelle, le satin ou le métal deviennent des surfaces de lumière. Rien n’est laissé au hasard : la pose, le regard, la cambrure, l’accessoire, le décor, la direction du faisceau, tout participe à la construction d’une image totale.
Christophe Mourthé élève le fétichisme au rang de poésie visuelle. Il ne le traite ni comme un folklore underground ni comme une simple provocation. Il en révèle la dimension esthétique, symbolique et théâtrale. La domination, la suggestion, l’ambiguïté, le pouvoir du regard et la mise en scène du désir deviennent chez lui les éléments d’un langage artistique à part entière.
Ses femmes ne sont jamais passives. Elles regardent, défient, dominent, apparaissent. Elles sont muses, actrices, reines, figures de nuit ou héroïnes baroques. Dans son œuvre, la sensualité n’est jamais dissociée de la puissance.
Les Casanovas : Venise, carnaval et décadence

Dès 1983, Christophe Mourthé développe l’une de ses séries les plus emblématiques : « Les Casanovas ». Cette œuvre, poursuivie jusqu’en 2014, occupe une place majeure dans son parcours.
Venise y devient bien plus qu’un décor. Elle est un théâtre mental, une ville-rêve, un espace de mémoire et de fantasmes. La lagune, les ruelles, les ponts, les palais, les costumes, les masques et les lumières du carnaval composent un univers suspendu entre splendeur et déclin. Mourthé y révèle une Venise nocturne, sensuelle, mélancolique, traversée par les amours interdites, les silhouettes oubliées et les fantômes de l’histoire.
À travers « Les Casanovas », il donne à voir l’âme d’une ville qui semble s’éveiller d’un songe ancien. Les visages, les corps et les costumes y surgissent comme des personnages sortis des greniers de la mémoire. L’atmosphère est sombre, élégante, opératique. Venise, en déclin apparent, se pare de ses couleurs les plus profondes pour offrir aux visages une beauté presque irréelle.
Cette série doit beaucoup aux influences italiennes de Christophe Mourthé, à ses rencontres avec Federico Fellini à Rome, Paolo Barufaldi à Venise ou Vittorio Gassman à Florence. Elle s’enrichit aussi de collaborations essentielles, notamment avec Denis Menendez, dont l’inventivité accompagne la naissance de cette œuvre. Après la disparition de Denis Menendez en 1994, Marco de Lanfranchi reprend le flambeau avec talent, apportant aux Casanovas une touche teintée de magie et d’opéra, notamment autour d’univers inspirés d’Othello et d’Hamlet. Dans les années 2000, Stéphane Hurtebise poursuit à son tour cette aventure visuelle.
« Les Casanovas » feront l’objet de nombreuses publications et seront reconnus comme l’une des grandes œuvres photographiques de Christophe Mourthé, à la fois audacieuse, poétique et profondément théâtrale.
Mylène Farmer : naissance d’une icône visuelle

L’un des moments les plus marquants du parcours de Christophe Mourthé intervient en 1986, lorsqu’il rencontre Mylène Farmer. Leur collaboration donne naissance à une période visuelle décisive pour la chanteuse.
Ensemble, ils forment un duo magnétique. Mourthé accompagne la mutation de son image et contribue à façonner cette figure rousse, mystérieuse, fragile et indomptable qui deviendra culte. Ses portraits participent à l’émergence d’une esthétique nouvelle autour de Mylène Farmer, notamment à l’époque de l’album Cendres de lune et du single Tristana.
Cette collaboration marque un tournant. Elle révèle la capacité de Christophe Mourthé à créer non seulement des images, mais des mythologies. Il ne se contente pas de photographier une artiste : il accompagne la naissance d’un personnage visuel, d’une présence, d’un imaginaire.
Les années 1990 : publications, couvertures et reconnaissance internationale
Dans les années 1990, l’univers de Christophe Mourthé dépasse largement les frontières de l’underground. Son regard séduit la presse, l’édition, la publicité, la musique et les grandes scènes de l’image glamour.
Il signe de nombreuses couvertures et séries pour des magazines tels que Playboy, Lui, Penthouse, Newlook, ainsi que des publications liées à la mode, au charme et à la culture visuelle contemporaine. Il devient notamment l’un des plus jeunes photographes à réaliser les fameux posters de Playmate pour Playboy. Il photographie également de nombreuses couvertures pour la mythique série littéraire SAS de Gérard de Villiers.
Son travail circule en France et à l’étranger. Ses expositions se multiplient, de Venise à Turin, de Bordeaux à Los Angeles, de Laguna Beach à Hambourg. Ses livres deviennent des objets de collection, conçus comme des recueils d’émotions visuelles : Phyléa, Marlène Love, Fetish Dream, Prélude au scandale, Boutique Minuit, Femmes fatales, puis plus tard Scandal, Confidence, La Femme est un Art et La Femme est mon Art.
Ces ouvrages prolongent son univers : une photographie où l’érotisme reste stylisé, où le fantasme devient composition, où la femme est pensée comme une œuvre d’art.
Muses, icônes et femmes de lumière

Tout au long de sa carrière, de nombreuses femmes confient leur image à Christophe Mourthé. Son objectif croise des artistes, chanteuses, actrices, danseuses, modèles, icônes du glamour ou du cabaret.
De Pétula Clark à Dita Von Teese, de Clara Morgane à Julia Channel, de Kyla Cole à Arielle Dombasle, d’Aria Giovanni à Emily Marilyn, de Sophie Edelstein à Lady Diabolika, de Marlène à Lio, de Lova Moor au Crazy Horse, du Paradis Latin de Jean-Marie Rivière à l’univers du théâtre et de la chanson française, Christophe Mourthé traverse les mondes du spectacle et de la sensualité avec une cohérence rare.
Parmi ses muses majeures figure également Zdenka Podkapová, dont la présence incarne l’une des dimensions les plus fortes de son esthétique : une féminité à la fois sculpturale, théâtrale et souveraine.
Mourthé ne cherche jamais à uniformiser ses modèles. Il révèle leur pouvoir, leur fragilité, leur majesté. Il transforme chaque séance en rencontre, chaque portrait en apparition.
Deux autres rencontres exceptionnelles viendront compléter l’immense liste de comédiens et acteurs, chanteurs en tous genres. Il photographie son amie Madame Claude de nombreuses fois et Madame Klarsfeld.
Deux personnalités hors du commun.
Dita Von Teese : le burlesque comme mythe moderne

En 1998, Christophe Mourthé rencontre Dita Von Teese. Séduite par sa vision, elle quitte les États-Unis pour Paris. Leur collaboration s’inscrit dans la durée et contribue à écrire un nouveau chapitre du glamour burlesque contemporain.
Ensemble, ils associent l’esthétique vintage hollywoodienne, l’élégance de la pin-up classique, le fétichisme raffiné et la puissance du regard photographique. Grâce à cette collaboration, Dita Von Teese devient plus qu’une pin-up moderne : elle s’impose comme une icône, un mythe visuel, une figure de cabaret réinventée.
Christophe Mourthé l’accompagne notamment jusqu’au Crazy Horse de Paris, lieu emblématique où se rencontrent la lumière, le corps, la scène et le fantasme. Cette collaboration confirme une constante de son œuvre : sa capacité à transformer une présence féminine en image légendaire.
Cinéma, films et réalisations
La photographie de Christophe Mourthé a toujours été traversée par le cinéma. Il pense ses images comme des scènes, ses modèles comme des personnages, ses décors comme des espaces dramatiques. Il était donc naturel que son parcours s’étende aussi vers la réalisation.
Dans les années 1990, il réalise de nombreux courts métrages érotiques pour la télévision, à une époque où l’image sensuelle bénéficie encore d’une liberté de diffusion aujourd’hui disparue.
À partir de 2001, Christophe Mourthé se lance dans la réalisation de films érotiques avec une approche très personnelle. Il signe notamment SexMe, Colorsex et Amazonesex, première trilogie qui affirme son goût pour un érotisme visuellement sophistiqué, glamour et stylisé. D’autres films suivront, dont Maîtresse Alexandra, Katsumi et le secret du Kamasutra, Le Château d’Aphrodite, Le Duel d’Aphrodite, Le Mystère d’Aphrodite, Domina Zara, Lady Persephone, Sexotic et Fetish De Luxe.
Au total, il réalise onze films, prolongeant dans l’image animée les obsessions déjà présentes dans sa photographie : la lumière, le corps, le décor, le rituel, la domination, le fantasme et la mise en scène.
Christophe Mourthé signe également de nombreuses captations et réalisations liées au spectacle vivant et à la musique : le documentaire de Renaud À la belle de Mai en 1994, le Casino de Paris avec Hugues Aufray en 1996, l’Olympia de Paris avec Pétula Clark en 2005, les Chœurs de l’Armée Rouge au Casino de Paris la même année, Francis Lalanne en 2006, Dita Von Teese au Crazy Horse de Paris en 2009, puis le documentaire de Renaud Le Phénix Tour en 2016.
Expositions et reconnaissance
Depuis les années 1980, les œuvres de Christophe Mourthé sont exposées en France et à l’international. Venise, Turin, Bordeaux, Los Angeles, Laguna Beach, Hambourg, Drammen, Paris, Knokke-Heist, Arles ou encore la Galerie Vivienne jalonnent un parcours riche et cohérent.
Ses expositions traversent les époques sans perdre leur force. Elles témoignent d’une fidélité rare à un univers personnel : sensuel, transgressif, élégant, parfois teinté d’humour, toujours porté par une exigence de lumière et de mise en scène.
Parmi les lieux marquants de son parcours figurent notamment la Bac Art Gallery à Venise, Torino Fotographia, la Pheromone Gallery à Hollywood, le Museum of Contemporary Art – The Store à Los Angeles, le Musée de l’Érotisme à Paris et à Venise, la Galerie Vivienne Art Galerie à Paris, ainsi que la rétrospective majeure du Festival Foto à Knokke en Belgique.
Cette présence continue dans les galeries, les musées, les festivals et les lieux d’art confirme la singularité de son œuvre : une œuvre à la fois populaire et sophistiquée, glamour et savante, intime et spectaculaire.
Il est présent dans les ventes d’Art Contemporain.
Aujourd’hui : portraits privés et photothérapie

Aujourd’hui, Christophe Mourthé poursuit son travail à Paris à travers des séances photographiques privées. Il propose des portraits inspirés du glamour hollywoodien, des pin-up classiques, de l’élégance théâtrale et de son propre univers de lumière.
Ces séances ne sont pas de simples portraits. Elles sont pensées comme des expériences de transformation. Christophe Mourthé considère ses modèles comme des partenaires créatives. Il cherche à révéler leur sensualité, leur confiance, leur force intérieure, leur part de mystère.
Dans cette démarche, la photographie devient presque une forme de photothérapie. Elle permet à chacune de se voir autrement, de se réapproprier son image, d’entrer dans un rôle, une lumière, une présence. Fidèle à son regard, Christophe Mourthé ne cherche pas à fabriquer une beauté standardisée. Il révèle une singularité.
Une œuvre entre désir, pouvoir et lumière
Christophe Mourthé ne photographie pas pour plaire. Il photographie pour révéler.
Révéler le désir, le pouvoir, l’ambiguïté. Révéler la part théâtrale du corps, la noblesse du fantasme, la beauté d’un geste, d’un regard, d’une matière. Révéler ce que la lumière peut caresser, exalter ou consumer.
Son œuvre offre au fétichisme une noblesse rare, loin des clichés vulgaires, profondément ancrée dans une vision artistique assumée. Elle appartient autant au monde du théâtre qu’à celui de la photographie, autant au cinéma qu’à l’imaginaire érotique, autant à la mode qu’à la mythologie personnelle.
Artisan d’un univers onirique et subversif, Christophe Mourthé reste inclassable et résolument moderne. Il n’obéit ni aux tendances ni aux diktats. Son seul guide demeure la lumière : celle qui dessine, celle qui trouble, celle qui magnifie, celle qui raconte l’invisible.
Christophe Mourthé restera l’esthète du fétichisme et des fantasmes en lumière.
Parcours Chronologique
Ouvrages personnels
1993 — Phyléa — France — 25 000 exemplaires vendus
1994 — Marlène Love — France — 9 000 exemplaires
1994 — Fetish Dream — Japon — 3 000 exemplaires
1997 — Prélude au scandale — France — 1 000 exemplaires
1998 — Boutique Minuit, Femmes fatales — Belgique — 1 000 exemplaires
2001 — Scandal — France — 1 000 exemplaires
2003 — Les Fantaisies érotiques — France — 12 volumes
2004 — Confidence — France — 500 exemplaires
2011 — Biographie, La femme est un art — France — 500 exemplaires
2015 — Mes héros de quand j’étais p’tit
2016 — Mes jouets de quand j’étais petit
2022 — La Femme est mon Art — France — 1 000 exemplaires
2025 — Casanova / Sade, Rencontre à Venise — France — 1 000 exemplaires
2026 — Biographie, La femme est un art — retirage
1994 — Marlène Love — France — 9 000 exemplaires
1994 — Fetish Dream — Japon — 3 000 exemplaires
1997 — Prélude au scandale — France — 1 000 exemplaires
1998 — Boutique Minuit, Femmes fatales — Belgique — 1 000 exemplaires
2001 — Scandal — France — 1 000 exemplaires
2003 — Les Fantaisies érotiques — France — 12 volumes
2004 — Confidence — France — 500 exemplaires
2011 — Biographie, La femme est un art — France — 500 exemplaires
2015 — Mes héros de quand j’étais p’tit
2016 — Mes jouets de quand j’étais petit
2022 — La Femme est mon Art — France — 1 000 exemplaires
2025 — Casanova / Sade, Rencontre à Venise — France — 1 000 exemplaires
2026 — Biographie, La femme est un art — retirage
Films en tant que réalisateur
2001 — Sex Me
2001 — Colorsex
2001 — Amazonesex
2001 — Maîtresse Alexandra
2003 — Katsumi et le secret du Kamasutra
2003 — Le Château d’Aphrodite
2003 — Le Duel d’Aphrodite
2003 — Le Mystère d’Aphrodite
2004 — Domina Zara
2004 — Lady Persephone
2007 — Sexotic
2008 — Fetish De Luxe
2001 — Colorsex
2001 — Amazonesex
2001 — Maîtresse Alexandra
2003 — Katsumi et le secret du Kamasutra
2003 — Le Château d’Aphrodite
2003 — Le Duel d’Aphrodite
2003 — Le Mystère d’Aphrodite
2004 — Domina Zara
2004 — Lady Persephone
2007 — Sexotic
2008 — Fetish De Luxe
Réalisations et captations
1994 — Documentaire Renaud, À la belle de Mai
1996 — Hugues Aufray, Casino de Paris
2005 — Pétula Clark, Olympia de Paris
2005 — Les Chœurs de l’Armée Rouge, Casino de Paris
2006 — Francis Lalanne, Casino de Paris
2009 — Dita Von Teese, Crazy Horse de Paris
2016 — Documentaire Renaud, Le Phénix Tour
Expositions personnelles
1986 — Bac Art Gallery, Venise, Italie
1987 — Torino Fotographia 87, Biennale Internazionale, Turin, Italie
1987 — Palazzo a Vela Gallery, Turin, Italie
1987 — Target Gallery, Turin, Italie
1987 — Marco Polo Gallery, Bordeaux, France
1994 — Selection Art Guest, États-Unis
1994 — Pheromone Gallery, Hollywood, États-Unis
1994 — Black Iris Gallery, Laguna Beach, Californie, États-Unis
1994 — Pacific Edge Gallery, Laguna Beach, Californie, États-Unis
1995 — Museum of Contemporary Art, The Store, Los Angeles, Californie, États-Unis
1995 — Hambourg, Allemagne
1996 — Drammen, Norvège
2002 — Piscine de l’hôtel Lutétia, Paris, France
2003 — Marché Saint-Joseph, Marcq-en-Barœul, France
2003 — Galerie Démonia, Paris, France
2004 — Rétrospective majeure, Festival Foto, Knokke, Belgique
2006 — Musée de l’Érotisme, Paris, France
2006 — Musée de l’Érotisme, Venise, Italie
2007 — Galerie Sparts, Paris, France
2012 — Galerie Concorde, Paris, France
2012 — Galerie Momentum Art, Knokke, Belgique
2012 — Espace Gingko’Art, Les Muses de l’artiste, Pontoise, France
2018 — Galerie du Hérisson, Arles, France
2022 — Galerie Vivienne Art Galerie, Paris, France
2025 — Galerie Vivienne Art Galerie, Paris, France